Le programme COVA étudie l’efficacité thérapeutique et la sécurité de Ruvembri en tant que traitement préventif contre la détérioration de la fonction respiratoire des patients sujets à des manifestations respiratoires graves dues à la COVID-19.

Le coronavirus SARS-CoV-2 peut provoquer un Syndrome de Détresse Respiratoire Aigüe (SDRA) en perturbant le système rénine-angiotensine (SRA), qui a un rôle clef dans la régulation de la fonction respiratoire. Il semblerait que SARS-CoV-2 pénètre dans les cellules pulmonaires en utilisant l’Enzyme de Conversion de l’Angiotensine 2 (ECA-2), une enzyme clef dans le fonctionnement de ce système, inhibant le bras protecteur du SRA.

Ruvembri active le récepteur MAS, un acteur clef du bras protecteur du SRA, et a prouvé sa capacité à améliorer de manière importante la fonction respiratoire dans plusieurs modèles précliniques.

Ruvembri est un candidat médicament qui a démontré un bon profil de sécurité dans le programme SARA visant à améliorer la fonction musculaire de patients âgés et fragiles, atteints de sarcopénie (la phase 2b de l’étude SARA-INT est en cours). Ruvembri vise également à améliorer la fonction respiratoire d’enfants atteints de myopathie de Duchenne.
 
Le programme COVA s’appuie sur les données cliniques et précliniques de Ruvembri dans ces maladies neuromusculaires.
 

Objectifs

Dans le contexte de la crise mondiale provoquée par la COVID-19 et qui persiste avec le temps, l’objectif de Biophytis est d’apporter dans les plus brefs délais un traitement médical qui aidera à prévenir une détérioration respiratoire plus avancée chez les personnes présentant de graves symptômes respiratoires liés à la COVID-19. Biophytis apporte son expertise en science du vieillissement à une population de patients particulièrement sensible à une telle détérioration et dont la vieillesse et la fragilité sont d’importants facteurs de risque.

En 2022, Biophytis a pu terminer l’essai clinique de Phase 2-3 COVA et rapporter les résultats positifs de l’étude démontrant l’effet de Ruvembri dans le traitement des formes sévères de COVID-19. La réduction du risque d’insuffisance respiratoire ou de décès précoce à hauteur de 44%, statistiquement significative, est un résultat très important pour les patients alors que la COVID-19 continue d’être un problème de santé majeur, avec plus de 40 000 décès en 2022 selon Santé Publique France.

Le critère d’évaluation principal est la confirmation de l’effet de Ruvembri dans la prévention de la détérioration respiratoire. Les critères secondaires et exploratoires comprennent la sécurité et la tolérance, l’amélioration de la fonction respiratoire des patients atteints de COVID-19 et les effets sur les biomarqueurs associés au SRA, la cible de Ruvembri.